GUERRE
Guerre pourquoi dans les plaines
Engendres tu tant de peines
Depuis que la vie existe
Tu veux un monde très triste
Qu’une étrange peur dévore
Car tu fais régner la mort
Tu ne sers vraiment à rien
Sinon qu’à voler les biens
De ceux qui n’ont presque rien
Tu occis tous les humains
Tous les cœurs sont pleins de haine
Les soldats aux armes peinent
Pourquoi se battent-ils
Eux-mêmes le savent-ils
A.S 1966
COMPLAINTE DE PAUL
Dans la nuit un jeune homme
Presqu’ un enfant encore
Un jeune adolescent
Marche dans les sentiers sombres
D’une forêt profonde
Le cœur brisé sanglotant
Il a perdu son amie
La jolie Virginie
Le visage entre les mains
Il pense aux lendemains
Qu’il devra subir
Tels de très longs soupirs
La mort cruelle déesse
Emporta la jeunesse
D’une si belle enfant
Joie de l’adolescent
Qui à présent s’éloigne en pleurant
Il ne sait où aller
Il voudrait se tuer
Oublier pour toujours
Son ardent amour
Ou aller le retrouver
Là dans l’éternité
Il ne sait où aller
Il voudrait se tuer…
A.S 1965
INTERROGATION (LAIDEUR HUMAINE)
Quel est cet homme fatigué
Qui marche le long des quais ?
Quel est cet homme ?
Dis-moi le vent…
Dis-moi et surtout ne me mens
Il a l’air vraiment très vieux.
Le col de son manteau râpé
Sur son cou glacé est relevé
Quel est cet homme ?
Dis-moi le vent…
Dis-moi et surtout ne me mens
Le dos trop courbé par les ans,
Il avance si péniblement
Qu’il incite à la pitié…
J’aimerais tant le soulager
Quel est cet homme ?
Dis-moi le vent…
Dis-moi et surtout ne me mens
Le voilà qui s’écroule, pourquoi ?
Mais voilà qu’il ne bouge, pourquoi ?
Quel est cet homme ?
Dis-moi le vent…
Dis-moi et surtout ne me mens
Personne ne lui vient en aide !
Mon dieu, que la foule est laide !
Pourquoi ne lui vient-on en aide ?
Pourquoi la foule est-elle si laide ?
Qui était cet homme ?
Dis-moi le vent…
Dis-moi et surtout ne me mens
C’était un inconnu
Il allait par les rues
Maintenant il n’est plus
Que te faut-il de plus ?
Tu sais, le vent, il me faudrait
La bonté et la solide fraternité
D’un monde fait d’amitié.
A.S 1966
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permalien.
Pas plus haute que trois malheureuses pommes
L\’affreuse sorcière, c\’est ainsi qu\’on la nomme,
Croquait la petite vie de ces vers fort pétillant
Sur des planches de charme, applaudit par le vent.